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Bien que n'ayant pas complètement atteint leurs prévisions de production, les opticiens de Canon mirent en fabrication dès 1971, le FD 55 mm f/1,2, premier objectif au monde incorporant une lentille asphérique. Alors même qu'ils étaient fortement sollicités pour augmenter la production de cet objectif, les opticiens poursuivirent leurs recherches. Elles aboutirent deux ans plus tard avec la mise au point du premier outil de fabrication au monde capable de travailler à la production de lentilles avec une précision inférieure au micron (moins de 1/1000e de mm). Cet équipement résolvait d'un seul coup tous les
problèmes liés à la production en série. Aujourd'hui, une lentille peut satisfaire aux critères définis en moins de trois cycles de mesures de courbure et de polissage. Une longueur d'onde de 1/32 (0,02 micron ou 2/100 000mm) ou plus, entraîne le rejet de la lentille. Une telle précision est garante de l'extrême qualité des objectifs Série L. Couleurs plus vraies et réflexions atténuées Un objectif idéal doit satisfaire à quatre critères: 1) Reproduire un point sous la forme d'un point iden-tique. 2) Restituer une surface plane perpendiculaire à l'axe optique sous la forme d'une surface plane. 3) Reproduire une ligne droite sous la forme d'une ligne droite sans distorsion. 4) Restituer les couleurs du sujet avec précision. Pour ce quatrième critère, Canon avait défini ses propres normes de reproduction uniforme des couleurs pour tous ses objectifs avant même que les normes ISO (International Standards Organisation) soient définies par l'organisation du même nom. La détermination de critères pour une reproduction idéale de la balance couleur et des teintes fut une tâche difficile. Canon en vint à bout en étudiant les variations de la qualité de la lumière du jour en fonction des saisons. Des photos types furent réalisées et soumises à de nombreuses personnes dont les commentaires ont été analysés et convertis sous forme de données et de valeurs numériques. Une norme spécifique Canon fut ainsi définie pour les objectifs. Plus tard, la norme CCI (Color Contribution Index) fut mise
appliqué à l'intérieur de la monture. Ce flocage maintenu en place par effet électrostatique, absorbe les reflets. Il a été démontré que ce procédé est très efficace pour élimin er les réflexions internes. Les objectifs série L conçus pour des professionnels doivent répondre à des critères de qualité élevée tant sur le plan optique que mécanique. Chaque composant est donc conçu pour être résistant et
fiable, même dans des conditions d'utilisation extrêmes. Les tolérances de fabrication concernant le montage, l'alignement, le centrage des éléments sont également contrôlées à un niveau inférieur au micron. Si nécessaire, les objectifs sont repris un à un afin de garantir leur perfection.
Automatisation progressive et intégration
aux super-télés. 2) La conservation de la com-munication entre boîtier et objectif, même lors du montage entre eux d'un multiplicateur. 3) Une haute fiabilité et une résistance exceptionnelle à des condi-tions de travail difficiles. Avec la possibilité d'adapter un moteur à chaque objec-tif et en particulier le fameux moteur USM (Moteur Ultrasonic), la monture entièrement électronique des objectifs et leur moteur intégré ont apporté une solution aux divers problèmes liés à la motorisation intégrée auboîtier. Canon a été le premier fabricant au monde à commercialiser ce moteur. Entraîné par l'énergie provenant d'oscillations à ultra-sons, le moteur USM n'émet pas de bruit de fonctionnement, consomme peu et n'a d'inertie ni au démarrage ni à l'arrêt. Pour ces raisons, entres autres, le moteur USM est vite apparu comme le moteur autofocus idéal. Le premier moteur USM fut intégré dans le EF 300 mm f/2,8 dont le silence et la rapidité de mise au point étonnèrent les
La retouche manuelle du point permet la subtile asso-ciation de l'autofocus et de la mise au point manuelle. Pour les pros, c'est la caractéristique qui fait la différence :le point est d'abord effectué par l'autofocus, puis, tout en restant en mode AF, il est possible de retoucher le point à la main. Tous les objectifs Série L à moteur USM disposent de cette possibilité. La com mande d'ouverture du diaphragme, elle, est assurée par le système EMD. Cette commande entièrement élec-tronique est plus précise. Comparée à un dispositif mécanique, elle est également plus silencieuse, plus sou-ple et sans à-coups dans son fonctionnement. D'autre part, le système EMD a stimulé Canon dans sa volonté de développer les trois objectifs TS-E. Avec leurs possbilités de bascule et de décentrement, ils permettent à un boîtier 24 x 36 de disposer de performances jusqu'alors réservées aux chambres grand format. Les TS-E ont été les premiers objectifs à diaphragme électronique perme-ttant le contrôle de la perspective. Ils sont particulière-ment efficaces en photographie d'immeubles, d'intérieur et de paysage. Le TS-E 24 mm f/3,5 , en particulier, est
un série L aux possibilités énormes. Il faut citer aussi les objectifs UD (Ultralow Dispersion) qui éliminent le spectre secondaire et bénéficient d'une faible réfraction et d'une faible dispersion. La dis-persion anomale de deux éléments UD est équivalente à celle d'une lentille Fluorite. En 1993, un type de verre UD fortement optimisé fut rifis au point, le verre Super-UD. Utilisé pour la première application dans le 400 mm f/5,6L USM, il est très efficace pour la correction nologie de pointe, mais, pour Canon, c'est la suite logique du travail constant du groupe de recherche et de développement qui n'accepte aucun compromis. La sta-bilisation de l'image est obtenue par décalage de l'axe optique parallèlement.
Invitation à la découverte de la performance La carrosserie des téléobjectifs et super- téléobjectifs Série L est blanche afin de réduire l'échauffement éventuel de l'intérieur. En conséquence, ils ont très tôt été surnommés "les blancs" par leurs utilisateurs et cette carrosserie à finition blanche est rapidement de-venue le symbole de hautes performances et d'objec-tifs professionnels. D'autre part, comme leur grande vitesse de réaction en autofocus permet de suivre avec succès une course automobile, les alignements de "blancs" que l'on peut voir sur les terrains de sports attestent de la performance des séries L. Mais malgré l'avance technologique, la détermination de Canon des aberrations chromatiques tout en conservant la compacité de l'objectif. Technique de stabilisasation de l'image Des performances optiques supérieures, un confort amélioré et un fonctionnement sûr. Les objectifs de la série L ont été perfectionnés tout en gardant ces caractéristiques bien présentes à l'esprit. Les objectifs IS avec stabilisateur d'image
qu'est apparu le premier objectif Fluorite. Cette Fluorite qui n'a pu être utilisée qu'après que Canon ait acquis le savoir-faire en matière de polissage et de technique de production. Les lentilles Fluorite sont maintenant présentes dans de nombreux objectifs Série L et nulle part ailleurs. Les Série L Canon sont donc bel et bien conçus pour la très haute performance. Il sont le fruit de la persévérance de Canon depuis plusieurs années. Nous vous invitons donc à essayer la haute définition, les fonds flous magnifiques et toute la puissance d'expression photographique qu'ils peuvent vous apporter.
Pour comprendre la FTM
schémas). Normalement, une fréquence spatiale faible indique un bon contraste et une fréquence spatiale élevée une bonne défi-nition. Un système optique parfait ne devrait pas entraîner de réduction du contraste d'un sujet lors de son impression sur film. Cependant, étant donné qu'il existe tou-de contraste est inévitable. La FTM indique dans quelles proportions l'objectif entraîne cette diminution. L'axe horizontal d'un graphique FTM représente la distance (en mm) le long de la diagonale partant du centre de l'image 24 x 36. "0" correspond au centre de l'image et "21,6" (mm) au coin de l'image. L'axe vertical représente le contraste, la valeur "F' indiquant une réduction nulle (impossible en pratique). Les courbes noires correspondent à des tests réalisés à pleine ouverture et les courbes bleues à des tests réalisés à f/8. Les courbes en traits pleins correspondent à une mire sagittale et les lignes pointillées à une mire tangentielle. Les courbes en traits gras correspondent à une fréquence spatiale de 10 lignes par mm et les courbes en traits fins à une fréquence spatiale de 30 lignes par mm.
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